Que sont les microalgues ?

Les microalgues sont des algues pélagiques (en suspension dans l’eau en opposition à l’algue benthique qui est fixée à un support). Leur taille microscopique les différencie des algues communes que l’on peut trouver au bord de nos plages ou au fond des océans.

 

La microalgue fait partie des micro-organismes photosynthétiques, c’est à dire qu’elle absorbe comme les plantes l’énergie lumineuse et le dioxyde de carbone pour rejeter ensuite de l’oxygène et se développer sous la forme d’une division cellulaire qui va avoir lieu en quelques heures.

 

De par ses caractéristiques, la microalgue peut être utilisée non seulement pour son potentiel photosynthétique (1 mètre cube de microalgues peut filtrer 1 tonne de CO2 par an, soit l’équivalent de 100-150 arbres), mais également pour ses propriétés internes puisque son développement ultra rapide et ses teneurs en éléments essentiels pour l’être humain lui confèrent le titre d’aliment de demain et de carburant du futur (Pour plus d’informations n’hésitez pas à consulter cet article sur les bienfaits des microalgues)


Quel est le processus de fabrication des microalgues ?

Il existe actuellement 2 méthodes principales de production des microalgues (en dehors de dame nature bien évidemment). Ces 2 méthodes sont :

 

  • La production en bassin en forme de « champ de course » dans lequel les microalgues se développent dans un milieu aqueux contrôlé chimiquement et au niveau de la température. Les bassins sont brassés en continu par des pâles ressemblant à celles qui propulsaient les bateaux à vapeur sur le Mississipi !

Cette méthode est généralement utilisée pour la fabrication de certains types de microalgues comme la spiruline alimentaire.

 

  • La production en photobioréacteur (tubes cylindriques) dans lesquels sont strictement contrôlés les niveaux de lumière, de pression, de température et de composition chimique. Cette méthode est principalement utilisée pour la recherche et le développement puisqu’elle permet de contrôler le moindre paramètre pour ne pas fausser les résultats des recherches.

Tout comme les légumes que l’on trouve dans nos assiettes, même s’il existe plusieurs façons de fabriquer des microalgues, il n’en reste pas moins qu’elle n’a besoin que d’un environnement propice et de lumière. Mais comme ces légumes, il s’agit d’être soucieux de la méthode de production. S’il existe des dérives dans les légumes, il en existe aussi dans les microalgues, d’où l’importance de faire attention à la méthode de production et au sérieux du producteur.


Quels sont les dangers et risques des microalgues ?

Le premier des dangers des microalgues est l’absence de contrôle dans les milieux naturels. En effet, si les conditions de lumière, de température et d’environnement sont réunies, la microalgues a tendance à très vite se sentir à l’aise et à s’installer pour envahir de larges zones de mer, de rivières ou de lacs, détruisant l’écosystème présent. La pollution humaine fait augmenter les niveaux d’azote ou de phosphore dans les milieux aqueux et ainsi démultiplie ce danger.

 

Un autre risque réside dans le fait que certaines microalgues sont toxiques pour l’homme ou leur milieu. Il est aisé d’imaginer que si l’homme mange des coquillages ou des poissons nourris avec des microalgues toxiques il puisse courir un danger certain… En effet leur développement dans certains endroits où la pêche à pied et l’élevage (pisciculture, conchyliculture, etc) sont pratiques courantes, peut être problématique.

 

Enfin, en ce qui concerne les dangers pour la  production des microalgues en bassin ou en photobioréacteurs, l’attention doit être portée au contrôle de l’environnement. Les législations de certains pays, trop laxistes, permettent de produire sans attention particulière sur la présence d’éléments toxiques dans le milieu de production. Les microalgues sont de véritables éponges qui se nourrissent des éléments présents autour d’elles. Un environnement riche en plomb, en cyanure, ou autres substances et c’est l’intoxication assurée. Oseriez-vous boire un verre d’eau du robinet dans tous les pays ?!

 

Le conseil principal pour s’assurer de la qualité d’une microalgue : la méthode de production et son origine.


Quelle utilisation des microalgues ?

Aujourd’hui les microalgues sont utilisées surtout pour :

 

  • L’alimentaire : avec des microalgues comme la spiruline, dont les bienfaits nutritionnels et physiologiques permettent des petits « miracles » tant au niveau de l’alimentation quotidienne de l’homme, que pour les problèmes de malnutrition dans le monde.
  • L’environnement : avec des possibilités quasi infinies pour transformer le CO2 (source du réchauffement climatique) en oxygène comme le font les végétaux mais avec un rendement 5 à 6 fois supérieur. Les algues produisent 50% de l’oxygène de notre planète ! De plus, grâce à leur capacité à absorber les éléments environnants, la microalgue peut également dépolluer et purifier son environnement.
  • Le cosmétique : Avec sa forte teneur en vitamines, ses propriétés détoxifiantes et sa teneur élevée en antioxydants et en pigments, la microalgue est déjà très utilisée pour les produits cosmétiques pour la peau ou les cheveux. Ses étonnantes caractéristiques n’ont cependant pas encore livré tous leurs secrets.
  • L’engrais et la fertilisation : Grâce au niveau de potassium, d’azote, de minéraux et d’éléments essentiels la microalgue permet de pallier bien des carences de sols pauvres dont le rendement agricole est faible. Sa capacité à agglomérer l’humidité et à empêcher la prolifération de parasites et autres organismes végétaux nocifs lui donne un avantage certain dans son utilisation agricole.

Énergie, biocarburants, traitement des eaux usées, voilà encore des secteurs où les microalgues peuvent à l’avenir apporter également des solutions. Leur intégration dans un milieu urbain comme le propose Urban Algae peut être une des solutions pour des villes de demain moins polluées, plus respectueuses de l’environnement et où il fera bon vivre !